Mais l'organisation continue toutefois d'appuyer la «désobéissance civile» et réaffirme qu'il ne s'agit pas de «violence ni de l'intimidation».
Par ailleurs, la CLASSE «condamne la violence policière et institutionnelle dont sont victimes systématiquement les étudiantes et les étudiants», ont décidé les délégués.
«Depuis quelques semaines, des actions inacceptables ont été posées, que ce soit par des étudiants et des étudiantes ou par d'autres personnes», ont indiqué les deux porte-parole par voie de communiqué.
«Il est inadmissible que l'intégrité physique de citoyens et de citoyennes soit mise en danger, notamment ceux et celles qui se rendent au travail. Le mouvement étudiant désire lutter avec la population et non contre elle.»
Les délégués de la CLASSE sont réunis depuis 9h ce matin pour débattre de la réponse de leur organisation aux récents débordements survenus dans le cadre de la crise étudiante.
La FEUQ solidaire
Par ailleurs, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) propose à la CLASSE d'inclure ses représentants sur sa délégation, a appris La Presse.
Ce stratagème permettrait à des délégués de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante de s'asseoir à la table de négociations de la ministre Beauchamp sans son accord.
Martine Desjardins a confirmé à La Presse que son association était prête à céder deux places de délégués à la CLASSE.
Une lettre a été envoyée au congrès de la CLASSE pour faire connaître la proposition.
«La FEUQ les invite au sein de leur délégation pour qu'ils puissent s'asseoir à une table. Nous on va prendre la responsabilité de les amener avec nous», a-t-elle expliqué. «Une fois rendus sur place, ils parlent au nom de la CLASSE, c'est la CLASSE, il n'y aura pas de problème.»