Magazine 
 Devises 
 Bourse 
 Galerie Des Entreprises 
 BusinessCenter 
 E-Bibliothèque 
 NetGuide 
 PauseCafé 
 
Webmanagercenter votre page d'accueil Contactez Webmanagercenter Webmanagercenter dans vos favoris  
Galerie
Recherche
   
 
Accueil
 
Actualité
 
Business
 
Idées
 
Conso
 
Dossiers
 
Afrique-MO
 
International
 
Lecture
  Galerie . Publicité . NewsLetter  
NL
TAP
  BUSINESS Finance Banques-Assurances-services financiers
   
 webmanagercenter.com  -  05/09/2008 05:52
 
 
 

La troisième décimale : faux problème ou casse tête chinois ? 

Par Amel Belhadj Ali

          

Peut-on imaginer notre univers sans monnaie? Nous nous tuons à l’œuvre pour la gagner, nous adorons la dépenser et certains d’entre nous ont du plaisir à l’amasser et même à la collectionner. Ces actes banals que nous pratiquons au quotidien ne nous poussent guère à nous interroger sur la nature de la monnaie, ses composants, et même la signification des illustrations qui y figurent. Nous nous en servons mais nous ne nous posons jamais des questions à son sujet. Comment fabrique-t-on une monnaie ? Pourquoi un tel chiffre plutôt qu’un autre ? Répond-elle aux standards internationaux ? Même les plus avertis ne sauraient y répondre. La Tunisie figure parmi peu de pays qui fonctionnent à trois décimales dans un monde où on use de monnaies à deux décimales. Pourrait-on parler d’une exception tunisienne? Ce choix risquerait-il de nuire à nos transactions financières ?


Des experts en parlent.

« Il n’existe pas de règles applicables dans tous les pays en ce qui concerne le nombre de décimales dans une monnaie. Il n’existe pas non plus un standard international à ce propos. Chaque pays est souverain et applique son propre système monétaire » affirme Habib Maalej, directeur général de la Caisse générale des Comptoirs et des systèmes de Paiement à la banque centrale.

«La première interrogation qui s’impose d’elle-même est : à quoi correspond une troisième décimale dans un monde qui fonctionne uniquement à deux? Nous communiquons dans un langage qui n’est pas conforme aux standards internationaux, ce qui a pour conséquence des risques de dérive sur les gros montants ou des effets multiplicateurs pervers sur les petites sommes soumises à un grand nombre d’opérations. Il existe également un risque d’affecter la fiabilité des échanges financiers alors que pour ce genre de transactions, lisibilité et maniabilité sont de rigueur ». Riposte Ezzeddine Saïdane, PDG de Directway Consulting et expert financier. Selon lui, la Tunisie a dû mettre en place des systèmes d’informations adaptés à notre monnaie puisque ceux utilisés par les banques locales sont importés de pays fonctionnant à deux décimales.

Pour Kamel Saffar, directeur commercial de la BFI, La pratique collective en Tunisie, est basée sur le système des trois décimales. Elle est bien ancrée dans notre pays et depuis toujours. Pour la BFI spécialisée dans la mise en place des systèmes d’information des banques tunisiennes, les systèmes à trois décimales n’ont jamais posé de problèmes au niveau de leur installation « Nos institutions financières sont familiarisées avec le système monétaire à trois décimales. Changer de système reviendrait à bouleverser tout le paysage monétique du pays. Les magasins, hôtels, restaurants, tous les lieux où le citoyen dépense de l’argent doivent se munir de nouveaux équipements adaptés au nouveau système. A commencer par les caisses enregistreuses ». La dimension sociale est aussi importante. Dans le quotidien, l’usage de la monnaie relève de la mémoire collective liée à un référentiel culturel. Des facteurs tels que l’habitude, l’identité nationale, la relation de l’usager avec sa monnaie sont à prendre en compte.


D’autre part et sur le plan purement pratique, selon M.Saffar, « Il n’y a pas de difficultés d’adaptation des système d’information, Il s’agit tout simplement d’une question de paramétrage, la BFI installe en Tunisie des systèmes d’information à trois décimales, et dans d’autres pays où on use de monnaies à deux décimales, met en place des systèmes d’information adaptés ». Il est rejoint en cela par M. Maalej qui estime que les trois décimales ne compliquent absolument pas les transactions financières et qu’elles ne rendent pas non plus difficile l’adaptation du système d’information dans les banques. « En tant qu’institut d’émission, nous n’avons jamais reçu de réclamations ou de critiques de la part des banques à propos de difficultés rencontrées à cause de notre système monétaire, il n’y a aucun mal à garder sa propre monnaie » ajoute t-il. Question de coûts.

 

 

« Les coûts de fabrication des petites monnaies comme le millime, les deux millimes ou les cinq millimes exigent des moyens substantiels. Si nous éliminions la troisième décimale, nos systèmes d’information seraient gérés beaucoup plus simplement et bien entendu nous économiserions sur la fabrication de la monnaie ».


Eh non ça n’est pas aussi simple que cela M.Saïdane. Car quand on aurait légiféré, Il faudrait s’attendre à un grand chamboulement affirme M.Maalej : « Il ne s’agit pas tout simplement de retirer les petites monnaie du marché, il faudrait les remplacer par une nouvelle monnaie. Les 100 millimes deviendront 10 centimes, les 50 millimes 5 centimes et ainsi de suite. Pour rapatrier tout cet argent, il y a toute une logistique à mettre en place ce qui coûte énormément cher et exige des moyens humains conséquents »explique t-il. Si on devait compter le nombre de nouvelles monnaies dont nous aurons besoins dans le cas où nous déciderions de changer notre monnaie, cela nous coûterait des dizaines de millions de dinars et prendrait un temps de réalisation d’un minimum de trois ans. Sans oublier le fait que les prix des matières premières pour la fabriquer sont extrêmement élevés et vont crescendo ajoute le directeur général de la Caisse générale des Comptoirs et des systèmes de Paiement. « Aujourd’hui, il serait beaucoup plus économique pour nous de garder notre monnaie que d’en changer » approuve M.Saffar. Une évolution vers un système à deux décimales demande du temps et une bonne préparation sur le plan logistique même si pour certains notre monnaie n’est pas très pratique. « Ce qui n’est absolument pas pratique serait plutôt le fait de nager à contre courant » soutient Ezzeddine Saïdane : « Car s’il existe une véritable volonté d’éliminer la troisième décimale et de nous adapter aux normes internationales, nous ne sommes pas obligés de fabriquer instantanément de nouvelles pièces de monnaies, il suffirait que la banque centrale publie un texte légal qui consiste à informer les consommateurs que désormais les pièces de 10, 20, 50 ou 100 millimes seraient considérées comme des centimes, le temps que le nouveau système se mette en place et que les gens commencent à s’y familiariser». Il ajoute : « Ce n’est pas la première fois que nous faisons cela en Tunisie, à la veille de l’indépendance, les francs français circulaient avec la monnaie tunisienne, cela a pris un certain temps avant que la monnaie française ne disparaisse définitivement du paysage monétaire tunisien ».Usage compliqué ?

L’exemple du secteur touristique le montre explique le PDG de Directway Consulting : les Tours opérateurs (TO) trouvent des difficultés dans les opérations de conversion de la monnaie tout comme les touristes ne parviennent pas aisément à manipuler notre monnaie nationale car il est plus facile de conserver un référentiel si le facteur de conversion est 2. Mais d’un autre côté, un touriste n’est-il pas censé apprendre à se familiariser avec la monnaie locale ? L’une des premières curiosités dans un pays que nous visitons ne serait-elle pas sa monnaie ? En réalité, il n’existe pas un référentiel culturel unique en matière de monnaie, chaque pays dispose d’une totale liberté dans le choix de sa monnaie et de ses unités de mesure. Si ce n’est l’avènement de l’union monétaire européenne, l’Italie aurait peut être gardé sa fameuse lire divisible sur mille. Evidemment le problème ne s’est pas posé pour le franc français qui est à deux décimales depuis toujours.


S’il n’existe pas de références sur le plan culturel en matière de monnaie, il en existe peut être sur le plan économique. Après tout rien ne nuirait à ce que nous parlions au monde dans son langage à condition d’y mettre les moyens. « La pertinence et la précision de la communication sont importantes. Il faudrait faire l’effort de parler aux autres dans un langage qu’ils comprennent et dans le cas présent, nous parlons d’une monnaie à deux décimales. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous soumettre aux standards internationaux dans tous les domaines et ne pas les appliquer s’agissant de la monnaie, car dans toute activité financière, il faut simplifier les procédures au maximum et éviter les interprétations. Eliminer la troisième décimale ne porterait aucune atteinte à la valeur de notre monnaie, nous ferait gagner des millions de dinars sans oublier que cela permettrait au pays de répondre aux normes internationales sur le plan monétaire », affirme Ezzeddine Saïdane.

Mais, il semble que nous faisons également exception sur un tout autre niveau. Nous sommes l’un des rares pays à avoir mis sur le marché un billet de 30 dinars. Selon M.Saïdane « Ce chiffre est une dérogation par rapport au principe du chiffre 10 utilisé dans toutes les monnaies du monde. On ne peut former une liasse de 100 dinars avec ce billet ni de 1000 dinars, il est peu pratique et complique inutilement les échanges. Il serait plus pertinent de le remplacer par un billet de 50 dinars ».


‘‘Wait and see’’ (Attendons voir), peut être que le jour où on décidera de migrer vers le système monétaire à deux décimales, on décidera par la même occasion de se débarrasser de ce billet hybride.
 

Lire aussi  :

- L’exception monétaire tunisienne : cette décimale de trop !

- Un système monétaire mondial uni : on en parlait déjà au 19ème siècle 

- Uniquement 7 pays avec trois décimales dans le monde   

 
   
  ARTICLES EN RELATION
 ARTES : hausse du bénéfice au premier semestre 2008
 L’exception monétaire tunisienne : cette décimale de trop !
 Un système monétaire mondial uni : on en parlait déjà au 19ème siècle
 Uniquement 7 pays avec trois décimales dans le monde
 ASSAD – 1er semestre 2008 : hausse des ventes
 Monoprix – 1er semestre 2008 : évolution des résultats
 ESSOUKNA – 1er semestre 2008 : un résultat net en régression
 Wassila Hamdi Ben Amor, sacrée par le Financial Times
 Wassila Hamdi Ben Amor, Bio-express
 Le forfaiting en deux mots
   
   FINANCE
 ARTES : hausse du bénéfice au premier semestre 2008
 L’exception monétaire tunisienne : cette décimale de trop !
 Un système monétaire mondial uni : on en parlait déjà au 19ème siècle
 Uniquement 7 pays avec trois décimales dans le monde
 Amen Bank – 1er semestre 2008 : PNB en hausse de 13,44%
   
  DERNIERES PUBLICATIONS DANS BUSINESS 
 Alcatel-Lucent a retrouvé une nouvelle direction
 Questions à un expert : Un problème d'hypothèque dans le cadre d'un contrat de Leasing
 SOMOCER : 17,60% du volume de la séance
 PUB TV – Ramadan 2008 : 316 spots le 2è jour de jeune
 Un trophée de l’Excellence en PR attribué au Marriott GSR Tunisie
 Couchsurfing. Routards de demain
 STIA : Assemblée Générale Extraordinaire
 Finance : l’Agence des Ports et des Installations de Pêche recrute une société de recouvrement
 La troisième décimale : faux problème ou casse tête chinois ?
 SAMEF : du management à l'emploi sur mesure
 Dell relance l'offensive sur le terrain de la mobilité
   
BOURSE  05/09/2008
TUNIND 3330.07 
IBVM 2317.77 
IBVMT 2317.77 (0,50%)   TunIndex 3330.07 (1,04%)   ADWYA 7,270 ( -2,28%)   AIR LIQUIDE NC   ALKIMIA 44,180 ( -0,72%)   AMEN BANK 33,250 ( -1,92%)   ARTES 12,000 ( -2,36%)   ASSAD 14,000 ( + 1,45%)   ASTREE NC   ATB 8,170 ( + 3,29%)   ATL 4,590 ( -0,22%)   ATTIJARI BANK 14,310 ( + 4,45%)   Attijari Leasing 11,910 ( -0,67%)   BH 34,780 ( -0,06%)   BIAT 41,000 ( 0,00%)   BNA 8,600 ( + 0,23%)   BT 116,000 ( + 0,87%)   BTE (ADP) NC   CARTE NC   CIL 24,200 ( -1,22%)   EL MAZRAA NC   ELECTROSTAR 8,700 ( + 2,35%)   ESSOKNA 4,300 ( 0,00%)   GIF 3,120 ( 0,00%)   ICF NC   KARTHAGO NC   MAG GEN 44,000 ( + 2,49%)   MONOPRIX 127,000 ( + 2,01%)   PALM BEACH NC   PL TUN NC   SFBT 13,200 ( 0,00%)   SIAME 1,750 ( 0,00%)   SIMPAR NC   SIPHAT 15,600 ( -2,50%)   SITS 2,160 ( -2,70%)   SOMOCER 3,520 ( -4,09%)   SOTETEL 16,900 ( 0,00%)   SOTRAPIL 14,980 ( 0,00%)   SOTUMAG 1,840 ( 0,00%)   SOTUVER 20,150 ( + 2,70%)   SPDIT 5,180 ( + 0,19%)   STAR 93,000 ( -2,11%)   STB 9,440 ( 0,00%)   STEQ 13,450 ( + 2,67%)   STIP 2,670 ( + 4,30%)   TPR 6,900 ( -0,72%)   TUN LAIT NC   TUN LEASING 28,600 ( -0,07%)   TUNINVEST 11,600 ( + 0,35%)   TUNISAIR 3,700 ( -2,63%)   UBCI 45,000 ( -1,27%)   UIB 11,890 ( -0,08%)   WIFAK 7,440 ( + 0,27%)  
DEVISES  04/09/2008
USD 1,2430 
EURO 1,8031 
AED (10)  3.3466    BHD (1)  3.2605    CAD (1)  1.1613    CHF (10)  11.1498    DKK (100)  23.9447    DZD (10)  0.205    EUR (1)  1.8031    GBP (1)  2.1917    JPY (1000)  11.3433    KWD (1)  4.6007    LYD (1)  0.9999    MAD (10)  1.5724    MOR (100)  0.5352    NOK (100)  22.2581    QAR (10)  3.3766    SAR (10)  3.2778    SEK (10)  1.8812    USD (1)  1.243   
Ipalpex
Kasso
  TOP 5 sur 30 Jours  
 Grands projets : Sama Dubaï lance son premier recrutement...
 Facebook indisponible. Google en attente ?
 Tunisiana : Là où sont les clients, jusqu’à Facebook...
 Vers une 2ème banque islamique en Tunisie
 Entreprise : les «cinq glorieuses» du groupe Loukil
Galerie des entreprises
 L'AFRICAINE IMMOBILIERE   REGUS TUNISIE   INTER MAGHREB MEUBLES   TIMSOFT   Bureau de Formation et de Conseil - BFC   MEUBLENTUB   LUFTHANSA   ACIA SUD 
 Magazine 
 Devises 
 Bourse 
 Galerie Des Entreprises  
 BusinessCenter 
 E-Bibliothèque 
 NetGuide 
 PauseCafé 
 
Webmanagercenter votre page d'accueil Contactez Webmanagercenter Webmanagercenter dans vos favoris  

Accueil wmc - NewsLetter - Publicité - Galerie - Presse - Aide - Contact - Qui sommes nous ?     

Copyright © 2008 IMG- Internet Management Group SA - Tous droits réservés
Tél. : (+216) 71 962 775 . 71 962 617 . 98 352 531 . 21 18 18 18 Fax. : (+216) 71 962 429 Email : info@webmanagercenter.com.tn
Conception & Création : IMG SA Tunisie