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  NATION 08/08/2008
L’«Islam tunisien» est-il en danger ?

Ridha Kéfi

Y a-t-il une «manière tunisienne de pratiquer l’Islam», voire un «Islam tunisien», qui a permis l’émancipation des femmes, l’adoption des principes de la laïcité et l’assimilation des acquis de la modernité ? Cet Islam  là, à la fois mystique et populaire, bourgeois et policé, enraciné dans la tradition et ouvert sur le progrès, est-il menacé par la montée du fondamentalisme Islamiste ? Débat…

«Pour pouvoir être admis dans une mosquée, tout Tunisien pratiquant doit désormais se prévaloir d’une carte magnétique, appelée ‘‘badge du prieur’’, qui lui est délivrée, à sa demande, par le poste de police ou de gendarmerie le plus proche de son domicile».

Cela a été écrit, noir sur blanc, dans un article intitulé «La Tunisie sur la ligne du feu», mis en ligne le 8 août 2005 sur le site d’information ‘‘Al-Misriyoun’’ (les Egyptiens). L’auteur, Issam Soltane, avocat cairote proche des Frères musulmans, citait à l’appui de ses dires des journaux tunisiens, ‘‘Sawt al-Haq’’ (parfaitement inconnu) et ‘‘Al-Hourriya’’, et égyptien ‘‘Al-Ahram’’. Avant de se lancer dans une violente diatribe contre le régime tunisien mécréant, inventeur de ce «nouveau système de surveillance des Musulmans pratiquants».

 

Les dessous d’un canular

Inutile de dire que les Tunisiens ont été les premiers surpris par les affirmations de Soltane. Car ils n’ont jamais vu, ni dans les mosquées – pour ceux d’entre eux qui les fréquentent – ni  dehors, ce fameux «badge du prieur», dont beaucoup de sites et blogs Islamistes avaient alors parlé pendant plus d’un an.

Comment cette histoire (à dormir debout) a-t-elle pu prendre forme ? Qui l’a inventée ? Pourquoi a-t-elle pris une telle ampleur ? Il s’agit, en fait, d’un canular inventé par un blogueur tunisien aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001. À travers un texte écrit dans le style d’une dépêche d’agence et mis en ligne sur un site tunisien dissident le 13 mai 2002, l’auteur (utilisant le pseudonyme d’Omar Khayam) cherchait à railler la lutte contre le terrorisme qui battait alors son plein à travers le monde. S’il a réussi, au-delà de toute espérance, à faire accréditer sa fable, c’est parce que les journalistes proches des milieux Islamistes (tunisiens, saoudiens, jordaniens et égyptiens) étaient d’autant plus disposés à mordre à l’hameçon qu’ils vouent une haine atroce au régime tunisien, qu’ils jugent trop laïque, trop moderniste et trop pro-occidental. Ils n’étaient donc pas mécontents de tenir, dans cette fumeuse histoire de «badge du prieur», une énième hérésie à lui reprocher.

À l’époque, alors que les attaques s’amplifiaient dans certains médias arabes, les autorités tunisiennes ont préféré s’abstenir d’alimenter la polémique, qui plus est, autour d’une rumeur aussi fantaisiste. Mais, face à l’ampleur des réactions que celle-ci avait suscitées dans l’opinion Islamique, elles s’étaient finalement résolues à sortir de leur silence. C’est ainsi que, le 18 mai 2006, elles ont rendu public un communiqué dans lequel elles démentaient formellement l’existence du fameux «badge du prieur». «Ces affirmations mensongères sont des tentatives désespérées de la part de certaines parties qui cherchent à nuire à l’image de la Tunisie», y disait-on notamment, dans une allusion limpide aux activistes Islamistes.

Aujourd’hui, la polémique autour du fumeux «badge du prieur» est complètement oubliée. Si nous en parlons ici de nouveau c’est pour souligner les malentendus, l’incompréhension voire la haine que suscite, auprès des milieux fondamentalistes religieux, la manière de pratiquer la religion de Mohamed spécifique aux Tunisiens, qui est en plusieurs points différente de celle en vigueur chez d’autres peuples musulmans, notamment au Proche et au Moyen-Orient, et qui, par sa simplicité, sa modération, sa tolérance et son ouverture sur la modernité occidentale, ne cesse de susciter les critiques des fondamentalistes musulmans aux quatre coins du monde.

 

L’Islam de nos parents

J’ai parlé d’une «manière tunisienne de pratiquer la religion de Mohamed», autant parler d’un «Islam tunisien», celui des grands réformateurs Khaireddine Pacha, Ahmed Ibn Abi Dhiaf, Ali Bach-Hamba, Tahar Haddad et Habib Bourguiba, celui d’exégètes et théologiens à l’esprit ouvert comme Mohamed Tahar Ben Achour, Cheikh Mohammad Habib Belkhodja ou Hmida Ennaifar, qui a permis l’émancipation des femmes, l’adoption des principes de la laïcité et l’assimilation des grands acquis du rationalisme moderne. Cet Islam  là, celui de nos parents et grands-parents. Qui vivaient profondément leur foi sans se couper des joies du monde. Sans partir en guerre non plus contre ceux qui ne partagent pas leurs convictions. Cet Islam là, mystique et populaire, est-il aujourd’hui menacé par la montée irrépressible du fondamentalisme Islamiste sous ses deux formes les plus répandues aujourd’hui : l’Islamisme politique et le salafiste jihadisme ?

Ce débat, inauguré depuis la fin des années 1970, avec l’apparition des premiers groupes Islamistes tunisiens, est encore loin d’être clos. Il est même aujourd’hui au cœur des préoccupations des dirigeants et des élites dans notre pays. Formés pour la plupart dans les écoles de la République, séculière mais sans rompre totalement avec la religion, fondée il y a un demi-siècle par Bourguiba, ces derniers s’inquiètent à juste titre de la multiplication des signes de religiosité dans les foyers, les lieux publics et les expressions culturelles nationales. Ce qui inquiète ces élites, ce n’est pas tant le regain de religiosité, qui est d’ailleurs observé un peu partout dans le monde, que certaines formes de bigoterie voire de dogmatisme intellectuel et  d’extrémisme qui se développent, comme une pernicieuse maladie de l’esprit, dans le corps  de la société tout entière.

Parmi les signes attestant du regain de religiosité dans notre pays, le hijab occupe une grande place, peut-être parce qu’il est le plus visible.  Celui-ci, sous sa forme populaire citadine tunisienne (le sefsari et la khama) avait été combattu par Bourguiba dès le lendemain de l’indépendance. Le sefsari avait presque complètement disparu dans les villes et villages (à la campagne, les femmes n’avaient en vérité jamais porté le voile) au milieu des années 1970, avant de faire sa réapparition, dans les années 1980, profitant de la montée du Mouvement de tendance Islamique (MTI, qui s’appellera par la suite Ennahdha, mais ne sera jamais autorisé). Le hijab, qui avait pris entre-temps une forme plus ouvertement orientale, rappelant même parfois les niqab ou tchador (déguisements complètement inconnus jusque là dans le pays) a presque complètement disparu des villes tunisiennes au début des années 1990, au plus fort de la répression du mouvement Islamiste Ennahdha. Sa régression était cependant, encore une fois, de courte durée, puisque, depuis quelques années, on constate un accroissement du nombre de femmes voilées dans les rues et les lieux publics. C’est peut-être la raison qui pousse les autorités à relancer, à intervalles réguliers, sa guerre contre le hijab et, à travers ce symbole de la soumission des femmes, au fondamentalisme religieux en général.

Il faut rappeler, à cet égard, que la Tunisie est aujourd’hui (avec la Syrie et la Libye) parmi les rares pays dans le monde Islamique à dénier encore aux Islamistes le droit de créer un parti et de participer à la vie politique sous cette étiquette, alors que les fondamentalistes Islamistes ont le vent en poupe un peu partout, puisqu’ils siègent dans des conseils municipaux, parlements et gouvernements en Arabie saoudite, où règne un Islamisme d’Etat, Irak, Jordanie, Yémen, Soudan, Liban, Koweït, Bahreïn, Algérie, Maroc, Egypte et Territoires palestiniens, sans oublier l’Iran, la Turquie et le Pakistan. 

Chassez le hijab, il revient au galop !

Malgré les efforts de l’Etat pour combattre l’Islamisme politique, assécher ses sources, réduire la pauvreté qui en fait souvent le lit, assurer un contrôle strict des 4 000 mosquées que compte le pays, encadrer les imams et harmoniser les contenus de leurs prêches, intégrer les kouttab (écoles coraniques) dans le système éducatif national, purger les programmes d’enseignement des scories obscurantistes, encourager l’esprit rationaliste, bref moderniser la pratique de l’Islam, beaucoup de Tunisiens se montrent malheureusement encore attentifs aux prêches des prédicateurs extrémistes d’Egypte, d’Arabie saoudite et d’ailleurs. De même, beaucoup de Tunisiennes choisissent de porter le hijab, à la manière de leurs consœurs du Machreq, alors que les autorités veillent au grain, appliquant scrupuleusement la circulaire n° 108 de 1981 qui interdit le port d’«allibas al-taifi» («l’habit sectaire») dans les écoles et les lieux publics.

Les campagnes que les autorités mènent contre le hijab provoquent inévitablement des réactions courroucées parmi les tenants d’un Islam rigoriste et les activistes Islamistes à travers le monde. Elles valent aussi à notre pays d’être la cible privilégiée des prédicateurs attitrés des chaînes satellitaires religieuses arabes (les Qaradhaoui and co.), qui considèrent l’interdiction du voile Islamique dans les espaces publics comme une atteinte aux fondements de la religion et de la personnalité arabo-musulmane, voire aux principes de la démocratie et des libertés individuelles et collectives. Il faut dire que ces prédicateurs – et ceux qui les financent – ont de bonnes raisons de détester le régime tunisien, trop laïc, trop moderniste et trop pro-occidental à leur goût, et, qui plus est, est allé plus loin que ne le permettait «leur» Islam des obscurités, notamment sur la voie de l’émancipation de la femme et de l’égalité entre les deux sexes.

Si le hijab continue de poser problème, en Tunisie comme ailleurs, c’est parce qu’il n’est pas un mode vestimentaire comme un autre, mais le symbole même d’un repli identitaire et d’un durcissement de la pratique religieuse musulmane. Au regard des Islamistes, qui l’agitent comme un étendard, le voile a aussi un sens politique fort, dont les femmes sont, à la fois, actrices, complices et parfois de simples instruments.

Revendication d’une identité fortement affirmée, sinon agressive, ce morceau de tissu revêt une signification de conquête et de marquage territorial, surtout lorsqu’il se fait trop visible dans les rues et à l’école. C’est ainsi, en tout cas, qu’il est perçu par les autorités tunisiennes qui, en en interdisant formellement le port dans les établissements publics (écoles, universités, administrations...), cherchent à en limiter l’impact symbolique.

«Le hijab est un phénomène importé. Nous le considérons comme un habit sectaire, dissonant et étranger à nos traditions. Or, nous rejetons toute forme de sectarisme», déclarait Aboubaker Akhzouri, ministre des Affaires religieuses, dans un entretien à ‘‘Assabah’’, quotidien indépendant de Tunis, le 27 décembre 2005. Et d’ajouter : «Nous refusons aussi le port de la horka blanche [habit que portent les hommes dans les pays du Golfe] et la barbe anormale qui souligne une appartenance bien déterminée», en allusion aux longues barbes hirsutes qu’arborent généralement les Islamistes. 

Dans sa guerre contre le hijab et la horka, le ministre ne s’était d’ailleurs pas contenté, dans cet entretien qui a fait date, d’appeler ses compatriotes à respecter leurs traditions vestimentaires – pourquoi ne porteraient-ils pas, par exemple, la  jebba et le sefsari, habits respectifs des Tunisois et des Tunisoises ? – et à suivre leur Islam national, qui concilie authenticité et modernité, identité et ouverture, foi et raison... M. Akhzouri avait aussi  stigmatisé «l’influence du Machreq» sur le comportement religieux de certains de ses compatriotes. Cette influence est colportée, selon lui, par les journaux et les chaînes satellitaires arabes, qui reprennent souvent les fatwas (édits religieux) édictées par des imams dogmatiques, «alors qu’en Tunisie, nous avons l’une des plus importantes écoles de fiqh (droit Islamique) dans le monde Islamique, celle de la mosquée Zitouna».

La Zitouna est l’une des plus anciennes universités du monde. Fondée à Tunis il y a plus de treize siècles, elle a été démantelée au lendemain de l’indépendance par le premier président, Habib Bourguiba, qui voyait en elle un foyer de résistance à ses desseins réformistes, avant d’être réhabilitée par le Président Zine El Abdine Ben Ali, qui l’a réformée et transformée en université moderne. Elle est aujourd’hui un foyer de pensée Islamique rationaliste et ouverte sur la modernité. 

 

Ridha  Kéfi

10 COMMENTAIRE(S)

Bolbol

remarques

2008-08-19 22:31:48

Monsieur Kefi, je suis un fidèle lecteur de vos chroniques du temps où vous faisiez partie de l'équipe de jeune afrique. Voici quelques remarques qui devraient être normalement connues par tout musulman : Primo, j'aimerais attirer votre attention que le prophète de l'islam mérite tout le respect. Ce n'est pas un inconnu ou un ami pour l'appeler Mohamed. Veuillez prochainement ajouter s'il vous plaît Paix et Bénédiction sur Lui (PBSL). Plusieurs Hadiths abordent dans ce sens. Secundo : c'est la religion de dieu et non du Prophète Mohamed (PBSL). Les versets du coran sont multiples à cet égard. La façon dont vous l'écrivez dans votre texte donne l'impression d'une connotation péjorative !!! Tertio, mettre les cheikhs Ben Achour et Naifer dans le même panier que Bourguiba est une maladresse de votre part et une injustice historique. Certes, l'école de pensée de Cheikh Ben Achour était révolutionnaire mais pas au point d'avoir un espace commun avec les idées bourguibienne. Il y avait peut être quelques convergence sur la nécessité de trouver des solutions à certaines problématiques mais les visions étaient disparates. Autre chose, tout le monde sait aujourd'hui que le code du statut personnel est l'oeuvre du Cheikh Jaait que Bourguiba s'est appropié en apportant les changements compatibles avec sa vision... Monsieur Kéfi, le sefsari est un habit conforme aux perceptes de l'islam. Il répond plus aux exigences de l'islam que le voile de nos jours. Au fait votre mère et votre grand-mère que portaient-elles avant l'indépendance? À voir le sefsari d'antan, je crois qu'il est plus proche du niqab ou du tchador que les jeans, mini jupes et bretelles d'aujourd'hui!!! Si le voile est étranger à nos traditions, la mini jupe et le bikini ne le sont pas !!!. Ils font partie de notre patrimoine culturel depuis belle lurette !!! mais le voile est un habit agressif qui touche la sensibilité des tunisiens et semble être contre les moeurs tunisiennes. Monsieur Kéfi, j'aimerais savoir s'il y a un savant musulman, un imam érudit, un penseur musulman digne de foi et de respect qui a mentionné que la femme peur montrer ses cheveux, bras et jambes en public ? Le débat sur le voile est la conséquence de la colonisation occidentale. C'est un débat récent et étranger aux musulmans. La différence entre les 4 courants de l'islam sunnite(hanafite, malékite, chafeïte et hanbalite) est entre la couverture du visage ou non. Le débat ne sort pas du cadre hijab ou niqab !!! Vous savez monsieur Kéfi, le comble c'est que dans chaque domaine, il y a des spécialistes et des experts mais pour parler de l'islam tout le monde, sans avoir même le stricte minimum que tout musulman devrait connaître, donne son avis. D'ailleurs, dans les sciences religieuses, il y a des spécialités, fikh, oussoul al fikh, hadith, akida, sira, sciences du coran, histoires, langue arabe, etc. que les juristes musulmans ne peuvent pas être fin connaisseurs de tous ces domaines et réfèrent toujours au savnts érudits pour résoudre les problèmes et fatwa compliqués. Sur quelle base on se permet de qualifier des prédicateurs ayant un courant de pensée autre que l'école malékite, d'extrémistes ??? Savez-vous que dans plusieurs situations le courant malékite est beacoup plus exigeant et rigoureux que les autres courants (ex: le pélerinage). Eux aussi peuvent alors nous qualifier d'extrémistes !!! J'écoute parfois les prédicateurs egyptiens, saoudiens et d'ailleurs (on n'a plus de savants érudits en Tunisie, d'ailleurs, je n'ai jamais vu un cheikh tunisien invité par les chaînes sattellitaires arabes, à part le cheikh khélif à une certaines époque, on en voit de toutes les nationalités sauf les tunisiens: c'est ça l'héritage bourguibien) et je ne trouve rien d'extrémistes dans leurs propos. À chaque fois, ils corroborent leurs dires par le coran, la sunna et les avis des grands savants. Est-ce cela selon vous de l'extrémisme?. Je pense, qu'étant donné l'absence d'espace d'apprentissage et d'éducation religieux en Tunisie, ces cheikhs là demeurent une source d'instruction importante pour les jeunes tunisiens. Que vivent alors la parabole et Internet. Pour conclure, écouter Mohamed Hassan, ou howeyni ou yakoub, etc, et un cheikh à la radio zitouna et vous allez constater par vous même la différence de classe. Aucune comparaison. Écoutez les récitateurs de coran égyptien et comparez les avec les notres. Sans commentaire !!!, les Abdelbassit, Hossary, Minchaoui, Tablaoui, Med Riffat, Mustapha Ismail et j'en passe n'ont pas d'équivalents tubnisiens. Pour l'anecdote, sur le site web de la tunise dans le rubrique coran on mets des récitateurs égyptiens !!! J'espère que mon message trouve écho chez vous et générera une réplique de votre part. À bon entendeur

Daassi

L'Islam tunisien est-il en danger ?

2008-08-20 02:25:40

Monsieur, Permettez moi, Monsieur , de vous exprimer mon admiration pour votre courage et votre détermination à aborder un sujet très important, puisqu'il touche à notre patrie, à la sécurité, l'amour et la complicité qui unissent les tunisiens, qu'ils soient du Sud, du Nord, de l'Est ou de l'Ouest. Merci de votre sens du devoir, à vouloir dire haut et fort, Stop ! Stop aux obscurantistes qui cherchent, de manière flagrante ou latente, à toucher à nos acquis, à nos principes fondamentaux, à la continuité de l'évolution de notre pays, ô combien envié ...notamment par ces mêmes intégristes obscurantistes, à mon avis, traîtres à la nation, à ses combattants morts pour une cause noble, à ses dirigeants qui consacrent leur vie et leur temps aux services de leur pays et de leur peuple qui les a élus démocratiquement et librement. Et non sous la repression comme le prétendent et le propagent ces ennemis de la liberté et de l'évolution de la Tunisie, comme si les tunisiens n'étaient pas assez grands, assez instruits ou assez intelligents pour savoir qui voter ou quoi faire ! Ceci dit, si j'avais une question à vous poser, Monsieur, ce serait : pour quand un prochain article similaire, qui mettra tous les tunisiens sans exception, en garde contre la montée des intégristes, resurgis du fin fond des montagnes afghanes, pour nous imposer leurs idées obscurantistes déployées à des fins politiques qui n'ont rien de commun avec notre belle religion qui incite à l'amour et la paix ? C'est pour vous dire Monsieur que ces énergumènes, n'ont point de scrupules et ne reculent devant aucun mensonge, aucune propagande, et AUCUNE OCCASION, pour propager leur islam à eux, taché de sang humain et marqué de guerres civiles partout où ils pointent leur présence, pour influencer certains esprits fragiles, en les incitant à pratiquer une charia taillée à leur guise, à des fins politiques, qu'ils prétendent religieuses dans leur blasphème. S'ils ont gagné du terrain, c'est parceque, souvent dans notre laxisme et notre notion des droits de l'Homme, nous avions négligé le devoir de leur barrer la route. Une route ténébreuse ! Une route qui mènera tous les musulmans du monde vers un monde primitif, digne de l'Homme primitif. Souvent, je me pose la question sur ces énergumènes, s'ils ne sont pas des traîtres déguisés en cheikh sage, chargés par les grandes puissances à maintenir les pays arabo-musulmans dans leur misère, si ce n'est intellectuelle, ce serait financière, dans les perpétuelles guerres civiles, soit des musulmans qui s'entretuent entre eux et passent le temps précieux de cette vie courte et passagère à s'épier et à se haïr ! Ainsi, au moment où ces mêmes grandes puissances progressent en téchnologie, sciences et fabrications d'armes qu'ils nous revendent pour que nous nous fassions massacrer entre musulmans; nous autres, nous ne pourrons atteindre leur niveau d'évolution ou de prospérité, car les uns tellement préoccupés à mesurer des chiffons pour préserver le D...des femmes, les autres tellement préoccupés à combattre des traditions et des coutumes importées, je ne sais d'où, dignes de l'homme primitif, pour ne pas dire du singe qui singe sans réfléchir. Nos anciens n'ont rien oublié des proverbes significatifs, ainsi ils disaient : aw'walhom prostitués et akhirhom houjjaj". Et pour exemple : n'est-ce pas ce même Ben Laden qui fut un agent secret aux seins de la CIA ? N'est-ce pas la famille Ben Laden qui avait coopéré à faire la fortune des Bush (notamment de Bush père) ? N'est-ce pas la famille Ben Laden qui détient des actions en Suisse avec la famille Bush ? N'est-ce pas ce même Ben Laden, déguisé en Cheikh, qui autrefois fourniquait avec des centaines de femmes blanches et pensait que les femmes de chez nous, soient les musulmanes, n'étaient pas à la hauteur pour l'accompagner dans ses soirées, arrosées d'alcool et de champagne, les plus prestigieux ? Je ne comprends pas qu'un énergumène ayant témoigné son dégoût pour tout ce qui est musulman, car trop arriéré à son goût, revienne déguisé en Cheikh pour nous enfoncer encore plus ! Un type qui considérait que la femme musulmane n'était pas intelligente et avancée, pour le cotoyer, vient dans le but de nous enfoncer dans des traditions archaïques ! Et croyez-moi, il n'est pas le seul dans son déguisement trompeur. Vous n'avez qu'à faire un tour à Genève, à Londre, à Madrid, à Paris ou à "tataouin les olivettes", pour observer ces mêmes donneurs de leçons, ces mêmes personnes déguisés en cheikh, dans leurs actes et comportements, pour comprendre qu'ils sont les ennemis numéro 1 du monde arabo-musulman en général et de la Tunisie en particulier ! En effet, je pense fort, que les grandes puissances ont créé les intégristes pour les charger d'une grande mission, celle de maintenir les arabo-musulmans dans leurs guerres et misère et de les ramener à l'obscurantisme d'un temps révolu, comme si des siècles d'arriération n'auraient pas suffi à nous ouvrir les yeux ! C'est pourquoi j'estime que tous les musulmans du monde, nous devrions combattres ces ennemis numéro 1 ! Dieu et son Prophète salla allahou aâleyhi wa sallam, nous pardonneront d'avoir combattu ces traîtres ! Quand à la Tunisie, je pense que ses portent doivent rester comme d'habitude, ouvertes à tous nos frères, à nos voisins et nos amis, mais elle ne doit point avoir de scrupules à l'égard de ceux qui viennent en Tunisie pour la miner de son intérieur, qu'ils soient amis, voisins ou même frères ! Ceux-là, nous devrions refuser catégoriquement leurs "écus" empisonnés, en leur interdisant l'accès à notre pays, s'ils ne respectent pas ses principes, ses lois et ses traditions. Je pense que nous ne devrions pas continuer à fermer les yeux, sous prétexte de quoi que ce soit ou de quelconque intéret ! Après tout, la Tunisie, les tunisiens et leurs dirigeants ont bien prouvé que toutes les richesses sont passagères, sauf celles de l'intelligence, de la sagesse et du cerveau créatif. Nous n'avons qu'à regarder autour de nous, pour constater que les intégristes ont occasionné assez de dégâts dans d'autres pays musulmans, même les plus proches. Partout où ils sont passés, le sang de musulmans a coulé !

hor

Bolbol t'as raison

2008-08-25 21:23:53

Merci Monsieur bolbol vraiment je suis très fière de voir qu'il y a des tunisiens comme toi. T'as bien répondu a ces laïques  avec des preuves. Encore merci

Moncef

Bolbol c du sabir ?

2008-08-24 17:41:57

La prose de Bolbol, c'est du sabir, tant sur le fond que sur la forme.Le ton sentencieux n'y change rien, c'est un galimatias qui même pour lui doit être inintelligible.

Daassi

...

2008-08-22 02:49:37

Si vous me permettez bolbol de vous répondre. (En fait, bolbol ne serait pas oiseau ou âasfour ?), parce que nos anciens disaient :" aâsfour qui chante, wij'nahou i'roud aâlih" pour désigner une personne prise d'un délire jusqu'au paradoxe. C'est pour vous dire que dans leur folie (avis personnel), les intégristes et ceux qui les appuient sont d'un paradoxe effronté. En effet monsieur, le biquini, le jeans, la jupe, le costume, la fourchette, la cuillère, et même la pénicilline qui a sauvé l'humanité, sont le fruit de l'occidental. Mais alors je vous rappelle que le parabole, le satellite, le portable et Internet, qui permettent à certains de prêcher la barbarie et l'obscurantisme, sont aussi le fruit des occidentaux. Tenez même les armes qui servent aux intégristes de tuer des musulmans sont l'invention de l'occidental. Si je pouvais vous conseiller bolbol, je vous dirais : allez enrichir l'occidental en lui achetant ses inventions : portable, satellite et Internet, de façon à lui montrer votre téchnologie à vous, qui consiste à mesurer les chiffons, pour emvelopper certaines femelles. Non monsieur, la religion musumlane est la seule qui n'a jamais évoqué les cheveux de la femme, contrairement à la religion catholique et surtout judaïque qui est claire et nette dans sa définition sur ce point, soit les femmes mariées sont obligées de cacher leurs cheveux. C'est pourquoi d'ailleur, les femmes pratiquantes de confession juive cachent leur cheveux, en mettant une perruque ou sous un foulard. Les intégristes, qui sont à mon avis les ennemis numéro 1 du monde musulman, avant les occidentaux, ont pioché dans les "hadith" et se sont appyés sur Assia la soeur de Aicha radhia allahou aânha, qui dit que le Prophète salla allahou aâlayhi wa sallam, lui aurait fait des signes lui indiquant comment porter son voile. Ces même intégristes ont beaucoup piocher dans des hadith élaborés 20 ans après la mort du prophète (saw). Ceci, pour leur cause politique qui n'a rien de religieux. Monsieur bolbol, si vous pouviez me démontrer une seule "Sourate" où le Prophète (saw) dit textuellement que les musulmanes sont soumises à caher leurs cheveux, je vous assure que le lendemain j'irai en Afghanistan pour m'acheter un foulard. Puisque en Tunisie, nous préférons les TÊTES aux foulards.

Imed

Qui est l'integriste?

2008-08-30 15:43:59

Salam, J'ai lu les commentaires jusqu'ici et je suis decu de la "campagne" contre Bolbol. Pourtant, il est le seul qui redige des propos raisonnables, rationnels et argumentes. Tout le monde a le droit d'etre en desaccord avec lui mais priere d'ecrire pour defendre une opinion de facon raisonnable et civilisee au lieu de l'insulter. Par manque d'arguments, il est trop facile de traiter l'autre d'"integriste". L'integriste souvent refuse l'autre pas parce qu'il a tort mais parce qu'il ne partage pas la meme opinion. En l'occurence, l'opinion qui propose d'adopter tout ou rien de l'occident me semble etre une tentative bizarre et illogique pour justifier la destruction de notre identite: si on ne veut pas des mini-jupes, alors il faut aussi abandonner les mobiles et Internet? En outre, je trouve tres amusante l'idee qui propose qu'il y a une certaine confrontation entre les US et l'Arabie Saoudite. Encore plus amusante, la suggestion que ce debat ne nous concerne pas en Tunisie. Personnellemt, je suis pour un habit elegant mais modeste et pour les femmes et pour les hommes. Ni mini-jupes, ni couvre-face. -Imed

Bolbol

Droit de réplique

2008-08-27 16:45:57

Monsieur Kéfi, Je vous ai envoyé une réplique (une deuxième intervention de ma part) sur les commentaires relatifs à mon point de vue sur votre article :L’«Islam tunisien» est-il en danger ? . J'aimerais bien que mon message voit le jour, comme ce fût d'ailleurs le cas pour mon prenmier commentaire et ce, dans un souci d'équité (M. Daassi vous a écrit à deux reprises), de droit de réponse et pour enrichir encore le débat et laisser le soin aux lecteurs d'intervenir et de réagir dans un cadre de liberté d'expression (je crois que c'était le but de créer ce magazine et de lui attribuer un tel nom) Veuillez agréer Monsieur Kéfi, l'expression de mes salutations distingués

Bolbol

2 ème intervention (envoyée pour la 2 ème fois)

2008-08-29 18:04:35

J’aimerais d’abord remercier Monsieur Kéfi pour son professionnalisme et son honnêteté journalistique. Avant d’entrer dans le vif du sujet, un message à Moncef, de grâce, épargnez-nous vos futilités. Les avis frivoles, on n’en veut pas !!! Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps à vous consacrer et ma réponse se veut une réplique exacte à vos deux lignes qui en disent long de vos facultés de compréhension. Je suis sûr que vous ignorez la définition même des mots que vous avez utilisés, sinon vous auriez pu au moins étayer vos propos. J’en doute que vous seriez capable de le faire !!! Vous les avez peut être piger au pif du dictionnaire !!! Vos deux lignes : c’est tout simplement du charabia… Monsieur Daassi, permettez moi d’exprimer mon étonnement lorsque vous dite : « … une personne prise d'un délire jusqu'au paradoxe » Je vous renvoi la balle en vous disant vous êtes passé à côté de la plaque et je me demande c’est quoi au juste votre technique de lecture ??? Est-ce que vous lisez un mot par ligne ou vous lisez une ligne sur trois ??? Dites moi qu’est-ce qui est paradoxal dans mon commentaire !!! Je crois que mon point de vue est sans équivoque. Permettez moi aussi d’éclairer votre lanterne sur le déraillement que vous avez fait au niveau de ce débat en tombant dans un amalgame très naïf en associant intégrisme et voile !!! Si je comprend bien, selon vous, toute femme voilée est intégriste ou issue d’une famille extrémiste !!! Toutes nos grand-mères le sont dans ce cas précis. Avant d’entamer ma réplique, j’aimerais juste vous rappeler un verset qui m’est venu à l’esprit en vous lisant : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Dieu. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !" Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. (sourate la famille Imran, verset 7) Monsieur Daassi, connaissez vous le proverbe tunisien : Jey mil teli we yayit ye melli. Il s’ applique à merveile à vous. En effet, 14 siècles après, vous venez nous apprendre que seul l’islam n’a pas définit clairement le fait de cacher les cheveux !!! Sic !!! Monsieur Daassi, je ne pense pas que vos compétences en matière religieuse, ni en langue arabe excèdent celles des compagnons du prophète (PBSL) dont notamment Ibn Abbas pour lequel le prophète (PBSL) a demandé dieu de lui apprendre l’exégèse, des 4 grands imams (Abou Hanifa, Malek, Chafii, Ibn Hanbal), des grands Mouhaddithines (Al Boukhari, Mouslim, Al Tirmidhi, Ibn Maja, Abou Daoud, Al Nassayi, Ibn Habbane, etc.), des grands savants (Sofiène Atthaouri, Ibn Al Moubarek, Al Hassen Al Basri, Ibn Sirin, Sofiène Ibn Ouyeyna, Al Zohri, Al Leyth, etc.), des suiveurs (Ibn Taymia, Ibn Al kayyim, Adhahabi, Ibn Kathir, Ibn Hajar, Al Askalani, Al Nawawi, Ibn Rajab, etc.) et des savants contemporains (dont je vous épargne les noms) au point de nous balancer une telle bizarrerie tellement futile que je me sens déçu et navré pour votre manque de culture « religieuse » et votre culot d’insulter l’intelligence et la piété des gens qui n’ont épargné aucun effort et qui ont consacré toute leur vie à étudier la parole divine et la sunna du prophète (PBSL) pour que tout cet héritage soit conservé et que nous n’ayons aucun effort à déployer pour connaître notre religion. Je trouve infantile de votre part de me demander une preuve sur le port du voile, alors que la littérature musulmane est surabondante et regorge de preuves. Vous me faites penser aux ignorants qui demandent une preuve textuelle sur l’interdiction du vin, alors qu’avec le minimum nécessaire nous savons que le vin a été interdit en quatre étapes (je ne vais pas renter dans un autre débat) Pour votre connaissance, je vous donne en référence les preuves du coran, de la sunna et même de l’encyclopédie de la langue arabe. Preuves du Coran : Sourate Annour verset 31 : Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès. D’abord, chez les compagnons du Prophète. Ibn Massaoud a dit : « Ce qui en paraît ce sont atthiyabou addhahira, les vêtements qui paraissent parfois.» Comme la femme qui a ses vêtements d’intérieur, parfois lorsqu’elle sort en faisant un mouvement, il y a un morceau de tissus de la robe d’intérieur ou de sa manche qui apparaît. C’est cela que veut dire ce verset { ...que ce qui en paraît … } Cela d’après Ibn Massaoud . Il est donc partisan du fait que la femme doit se voiler entièrement et que les mots dans ce verset { ...que ce qu’il en paraît ...} c’est ce qui dépasse d’un vêtement d’intérieur. Quant à Ibn Abbas, il dit : Ce qui en paraît ce sont les mains et le visage. Donc on revient à ce qu’on a dit tout à l'heure, tous sont unanimes, qu'au minimum, les seules choses que la femme peut laisser apparaître (selon cet avis) sont le visage et les mains. C’est la première preuve de ce verset. D’autres savants, parmi lesquels : Ibn Kathîr ("Tafsir Ibné Kathîr" Volume 3 / Page 283), Al-Râzi ("Tafsir Kabîr" Volume 23 / Pages 205-206) , Al Qourtoubi ("Tafsir oul Qourtoubi" Volume 12 / Pages 228-229) , Al Tabri ("Moukhtasar min Tafsîril Imâm Al Tabri" Volume 2 / Page 9 et Note N°3) , Al Âloûsi ("Rouhoul Ma'âni" Volume 18 / Page 140) abordent dans le même sens qu’ibn Abbas D'après les références de la langue arabe, notamment Lissan al Arab d'Ibn Mandhour qui est certainement la meilleure encyclopédie étymologique ou Al Qamouss Al Mouhit d'Al-Fayrouz Abâdî), le khimâr, synonyme de nasîf est « ce qui couvre la tête » (un fichu). Sourate Annour verset 60 Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Dieu est Audient et Omniscient. Selon les savants, ce verset prouve que le voile (le vêtement de sortie de la femme) est bel et bien un tissu ample qui couvre aussi bien les cheveux que le reste du corps. Sourate Al Ahzab verset 59 Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. Le mot arabe employé dans ce verset et qui a été traduit par "grands voiles" est "Jalabib".Encore une fois, les savants sont unanimes sur ce point:, le voile en questionr couvre entièrement la tête et les cheveux. Preuve de la Sunna Dans le Sahih Al Boukhari : D’après Aicha (que dieu soit satisfait d’elle) qui dit : « Que dieu fasse miséricorde aux premières femmes émigrés. Lorsque dieu a révélé le verset «qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine » elles ont déchiré des morceaux de tissus et s’en sont voilé ». Ce hadith est explicite et montre que ces femmes ont compris le message divin et l’ont appliqué (couverture des cheveux, du cou et de la poitrine) sans hésitation de l’avis de tous les savants Dans Sahih Mouslim Le prophète (PBSL) a dit :« Il y a deux groupes des habitants de l’enfer que je n’ai pas encore vus : des gens porteurs de cravaches telles des queues de bœuf qu’ils utilisent pour frapper les gens, et des femmes habillées mais nues, qui marchent penchées toute en faisant pencher (exhibitionnistes à la démarche provocatrice) leurs têtes ressemblant à des bosses de dromadaires penchées, elles ne seront pas admises au paradis et n’en sentiront même pas l’odeur. Pourtant celle-ci peut-être sentie à une distance de tant et tant de marche » Preuve dans Abou Dawoud et Al-Bayhaqi Aïcha (que Dieu soit Satisfait d'elle), a raconté que sa soeur Asma (la sœur aînée de Aïcha) était entrée chez le prophète (pbsl) portant des vêtements très fins. Alors le prophète (pbsl) détourna la tête et dit : "Asma !, il ne convient plus que l'on voie de la femme autre chose que ceci !" (en montrant son visage et ses mains). aucun savant reconnu dans l'histoire n'a déclaré le port du voile pour la femme comme quelque chose qui n'est pas prescrit, tous sont d'accord pour dire que le voile est une obligation islamique. Il y a consensus (Ijmaa) sur la question. À ce sujet, la majorité des Imâms - y compris ceux des quatre Ecoles juridiques et d’autres - partagent l’interprétation d’Ibn Abbas. Ils croient donc qu’une femme n’est pas obligée de se couvrir le visage et les mains. Cependant, un groupe de savants, appartenant en majorité à l’École de jurisprudence hambalite enseigne qu’une femme doit se couvrir le visage et les mains également. Pour soutenir leur position, ils citent un hadith attribué au Prophète - paix et bénédictions sur lui - stipulant : “Tout le corps de la femme est une intimité (`awrah).”, et, par conséquent, elle doit se couvrir complètement. Ils raisonnent aussi en disant que les parties du corps de la femme les plus attrayantes pour les hommes sont son visage et ses mains. Bref, une femme musulmane est censée couvrir tout son corps sauf son visage et ses mains : c’est l’opinion de la majorité des savants, toutes écoles confondues. En tout cas, le fait de couvrir la tête n’a jamais fait l’objet d’un désaccord entre eux ; tous affirment qu’il s’agit d’une partie intégrante du voile. Monsieur Daassi, vous n’êtes pas sans savoir que chaque civilisation passe à travers des cycles de vie, soit une période de développement, une période d’apogée et une période de décadence, voire même de disparition. L’occident qui vous impressionne tant, était dans l’obscurantisme total lorsque les musulmans étaient à des années lumières et ce n’est que grâce à l’islam qu’il a pu se développer, de l’avis même de savants occidentaux. Pour votre culture personnelle, je vous réfère aux sites encyclopédiques intéressants sur la civilisation musulmane et l’apport des savants musulmans à l’humanité et au monde occidental corroboré par des chercheurs et savants occidentaux, et ce dans tous les domaines (philosophie, histoire, géographie, médecine, mathématique, physique, chimie, géologie, astronomie, pharmacie, cryptographie, architecture, art, hydrologie, sciences végétales et animales, etc.).

democrate

une parole

2008-08-28 20:29:15

Bonjour, Vous savez les gars, si vous n'êtiez pas des obsédés sexuels frustrés, le fait qu'une fille se baigne en bikini vous paraitrais comme je suis certain qu'elle paraitrait au prophète lui même: sans aucune importance, logique, banal, etc. Nous vivons un véritable décallage entre notre niveau de dévelopement intellectuel (en recul sur 50/400 ans?), et de religiosité. La modernité se mélant de tout ça (parabolle, etc.), et la relative fragilité de notre jeune Etat indépendant, et nous sommes vraiment dans une mauvaise situation: celle où nous devrions être plus intéligents, nous Tunisiens. Plus intéligents que les sheiks d'Arabie, où que les manipulations d'autres états plus puissants. Au fait : Oui tout le monde s'occupe de ses intérets!! Tous, et c'est normal sans doute. Mais nous, nous nous battons contre des idées qui devraient se battre ailleurs (USA Vs Arabie? :) ). Et Dieu dans tout ca? J'espere qu il demande juste qu on se battent pas entre nous pour des différences importées de toutes part, et qui nous rendent fous. Devenons plus inteligent. C'est surement la réponse! (et c'est dans le Coran non?)

Djazairiya

Bolbol.......

2008-08-29 07:47:26

Bol bol vous devriez avoir honte de vous exprimer ainsi et de cracher comme on dit dans votre propre soupe .Quant aux femmes tunisiennes ,je ne comprends vraiment pas leur recul en acceptant le voile !!!!!pourtant grâce au Grand Président Bourguiba elles ont été libérées mais n'ont pas su saisir le sens de cette liberté que beaucoup de femmes de pays musulmans leur envient !femmes tunisiennes ne vous laissez pas berner par des intégristes qui veulent vous ramener au 14eme siécle Quant à vous Dassi je vous felicite pour votre franc parler et pour votre vision d'homme moderne


















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